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Marie, Liam & bébé n°2 : 2 grossesses différentes et heureuses

Marie, Liam & bĂ©bĂ© n°2 : 2 grossesses diffĂ©rentes et heureuses

Publié le

Marie est maman d’un petit garçon : Liam. Au moment oĂč elle nous Ă©crit, elle attend son 2Ăšme enfant, elle est enceinte de 8 mois. Ce deuxiĂšme bĂ©bĂ© garde la surprise du genre jusqu’à l’accouchement
 Elle nous raconte ses 2 grossesses avec beaucoup d’amour ! Bonne lecture



Qui es-tu ?

Prénom : Marie
Age actuel : 30 ans
Le prĂ©nom de mon 1er enfant  : Liam
Son Ăąge actuel : 2 ans 3/4 il aura 3 ans mi-juillet
Je suis enceinte de : 32 semaines + 5 jours, c’est Ă  dire dĂ©but du 8Ăšme mois.

Tomber enceinte puis l’annoncer !

Je me suis dit ça viendra quand j’arrĂȘterais d’y penser

1ere grossesse  : "Au dĂ©but, aucune prĂ©paration, j’ai simplement arrĂȘtĂ© la pilule et attendu que mes cycles redeviennent normaux. Ca a pris un peu de temps. Je n’ai jamais eu de cycle rĂ©gulier, ce qui complique un peu la chose.

Puis j’ai eu ma visite annuelle chez la gynĂ©co, je lui ai dit que j’avais arrĂȘtĂ© la pilule, elle m’a alors simplement prescrit de l’acide folique. Elle n’était pas plus inquiĂšte que ça donc je n’ai pas demandĂ© Ă  faire d’examens supplĂ©mentaires, je me suis dit ça viendra quand j’arrĂȘterais d’y penser."

2Ăšme grossesse : "Pas de prĂ©paration particuliĂšre non plus. Nous avions Ă©voquĂ© le 2Ăšme bĂ©bĂ© quand Liam aurait environ 3 ans. Ne sachant pas combien de temps cela allait prendre, j’ai dĂ©cidĂ© d’arrĂȘter la pilule (en accord avec le papa) en janvier 2019. Nous avons, pendant quelques mois, fais attention car j’avais un grand spectacle de danse en juin 2019. Je ne voulais pas le manquer. L’idĂ©e Ă©tait aussi de retrouver un cycle. J’ai su que j’étais enceinte en octobre, peu de temps aprĂšs la fĂ©condation."

Un petit ĂȘtre a dĂ©cidĂ© de se joindre Ă  nous

1ere grossesse : "J’ai quand mĂȘme commencĂ© Ă  m’inquiĂ©ter au bout de 1 an d’autant plus que ayant Ă©tĂ© rĂ©glĂ©e tard (16 ans et demi), j’ai toujours cru que j’avais "un problĂšme". Ensuite, il y a eu un tournant dans ma vie : j’ai crĂ©Ă© mon salon de coiffure. J’ai quittĂ© le salon oĂč je travaillais en juin 2016 et s’en est suivis une tonne de dĂ©marches administratives pour crĂ©er mon salon de coiffure (rendez-vous avec agent immobilier, maire de la commune, prĂȘt bancaire, achat des murs, crĂ©ation de la sociĂ©tĂ©, trouver un comptable
 ). La construction avait pris pas mal de retard. Je ne pensais plus autant Ă  une grossesse : mon bĂ©bĂ© Ă©tait, maintenant, le salon de coiffure. En octobre 2016, suite Ă  un prĂ©sumĂ© retard (toujours sans certitude n’ayant pas de cycle rĂ©gulier
) SURPRISE ! Au moment oĂč on ne s’y attendait plus, au moment oĂč on se disait qu’on allait reporter le projet "bĂ©bĂ©" car ouverture du salon imminente, un petit ĂȘtre a dĂ©cidĂ© de se joindre Ă  nous."

2Ăšme grossesse : "Pas de grosse inquiĂ©tude pour notre 2Ăšme conception. Je me disais que ça avait marchĂ© une fois, pourquoi pas deux. Et finalement c’est venu assez rapidement : 4 mois environ aprĂšs que nous ayons arrĂȘtĂ© de faire attention. La pĂ©riode (confinement coronavirus) est parfaite par rapport Ă  mon activitĂ© professionnelle donc tout va bien. "

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Dans ma salle de bain j’avais envie de crier de joie

1Ăšre grossesse : "J’ai eu un doute car j’avais pris une application pour suivre mes dates (Ă  cause de l’irrĂ©gularitĂ© de mes cycles), et lĂ  c’était particuliĂšrement long entre deux. Une semaine avant de faire le test, j’avais cette sensation que j’allais avoir mes rĂšgles mais Ă  chaque fois il n’y avait rien. Ayant un anniversaire de prĂ©vu (les 20 ans d’une de mes niĂšces), j’ai dĂ©cidĂ©, avant cette fĂȘte, de faire un test pour savoir si je pourrais boire de l’alcool ou non. Et quand j’ai su que j’étais enceinte, j’étais trop heureuse, sur un petit nuage.

Quand j’ai fait mon test, le papa Ă©tait au courant. Sur le test, le rĂ©sultat positif s’est affichĂ© tout de suite mais j’ai dit au papa qu’il fallait attendre 5 minutes pour voir le rĂ©sultat, alors que moi dans ma salle de bain j’avais envie de crier de joie. Mais j’ai vite Ă©tĂ© rattrapĂ©e par la rĂ©alitĂ© des choses, comment allais-je gĂ©rer l’ouverture de mon salon et la grossesse ? Comment allait rĂ©agir le papa ? Au bout de 5 minutes, je l’ai annoncĂ© au papa qui Ă©tait en train de manger son pain au chocolat. Il s’est arrĂȘtĂ© de manger, a reposĂ© son petit pain, a accusĂ© le coup, Ă©tait content et Ă  la fois paniquĂ©. Au bout de quelques minutes, il me dit : "ohhh mais en plus on n’est pas sĂ»r que ce soit un garçon !". Je crois qu’on a tous les deux Ă©taient super heureux d’aboutir enfin Ă  notre projet bĂ©bĂ© mais on Ă©tait carrĂ©ment paniquĂ© vu la situation.

Pour la famille nous avons attendu le 24 dĂ©cembre pour leur annoncer avec un petit chausson de bĂ©bĂ© emballĂ©. C’était un NoĂ«l merveilleux.

Pour les amis on l’a annoncĂ© Ă  certains de vive voix aprĂšs le 24 dĂ©cembre, d’autres l’ont appris via facebook avec une photo de nous deux tenant des petits chaussons de bĂ©bĂ©."

2eme grossesse : "J’ai remarquĂ© un changement au niveau des mamelons. On dit qu’ils sont plus foncĂ©s, ça n’était pas flagrant mais j’ai fait un test. L’application montrait aussi du retard par rapport Ă  mon plus long cycle. J’ai fais un test, c’était un matin avant de partir au travail.

Cette fois-ci, le papa n’était pas au courant. Quand j’ai vu le "+++", j’étais folle de joie, je me suis imaginĂ©e l’annoncer au papa de façon originale. Je suis sortie de ma salle de bain, j’ai tenu 2 minutes, j’ai rigolĂ© et je lui ai dit que j’étais enceinte. J’avais envie de le dire Ă  tout le monde mais je me suis contentĂ©e de le dire au papa uniquement. Il Ă©tait content mais inquiet quand mĂȘme.

Pour la famille, les dates, Ă  quelques jours prĂšs, Ă©tant les mĂȘmes que pour Liam, on s’était imaginĂ© l’annoncer Ă  NoĂ«l. Nous avions prĂ©vu un sĂ©jour en Autriche avec nos parents respectifs. On s’est dit que ça allait ĂȘtre compliquĂ© de leur cacher en Ă©tant pendant 7 jours 24/24 ensemble. Donc on a beaucoup rĂ©flĂ©chis, j’avais envie de le dire et en mĂȘme temps, tant que les 3 mois n’étaient pas passĂ©s, on prĂ©fĂ©rait rester prudent.

Samedi 26 octobre 2019, nous avons appris le dĂ©cĂšs brutale de la tante de mon conjoint. Je savais aussi que ma grand-mĂšre avait de gros soucis de santĂ© qui s’étaient aggravĂ©s en Ă©tĂ©. J’ai dit Ă  StĂ©phane que je voulais l’annoncer au moins Ă  la famille. On l’a annoncĂ© Ă  mes parents un soir en prenant l’apĂ©ritif. J’avais une coupe de crĂ©mant Ă  la main que je n’ai pas bu (rires). On l’a annoncĂ© Ă  la famille de mon conjoint le soir de l’anniversaire de sa soeur en glissant une photo de l’échographie dans son cadeau.

On est parti en Autriche et la santĂ© de ma grand mĂšre s’est dĂ©gradĂ©e . Elle a Ă©tĂ© hospitalisĂ©e, nous avions prĂ©vu d’aller la voir Ă  Paris dĂ©but dĂ©cembre, nous avions nos billets de trains et paf manifestation des Gilets Jaunes : train annulĂ©. A notre retour on lui a annoncĂ© en vidĂ©o quand elle Ă©tait a l’hĂŽpital, ainsi qu’à ma soeur et mon frĂšre. DĂ©but dĂ©cembre, nos familles Ă©taient au courant. Nous l’avons annoncĂ© aux amis proches par vidĂ©o aussi."

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2 grossesses différentes qui se sont bien passées

Le confinement m’oblige à me reposer

1Ăšre grossesse : "Aucunes nausĂ©es, pas de mal de dos ! J’ai continuĂ© Ă  pratiquer la danse (classique et moderne) jusqu’à la fin et j’ai travaillĂ© au salon jusqu’à 15 jours du terme. N’ayant eu aucunes nausĂ©es, je n’ai pas perdu de poids. J’ai pris environ 10/12kg. Je ne sais pas exactement car mes deux derniers contrĂŽles ont Ă©tĂ© fait par un autre gynĂ©cologue. La mienne Ă©tait en arrĂȘt maladie et le remplaçant ne m’a pas fait monter sur la balance. Le papa a pris un peu de poids aussi pendant la grossesse mais il faut prĂ©ciser qu’en octobre 2016, il s’est blessĂ© au basket et a Ă©tĂ© en arrĂȘt de sport et de travail au moins 5 mois. Donc la prise de poids est-elle liĂ©es Ă  la grossesse ou Ă  l’arrĂȘt
 "

2Ăšme grossesse : "Aucunes nausĂ©es non plus, mais de la fatigue et un ventre qui se contracte facilement. Le fait de devoir porter encore Liam de temps en temps n’aide pas. Le confinement m’oblige Ă  me reposer car obligation de fermer le salon depuis le 15 mars jusqu’au 11 mai. La danse a Ă©tĂ© suspendue Ă©galement. Je me sens bien mais dĂ©jĂ  des petites contractions et le ventre me semble lourd, plus lourd que pour bĂ©bĂ© 1. J’ai Ă©galement pris du poids. A 7 mois de grossesse, j’étais dĂ©jà à + 10/11kg. A priori papa de prend pas de poids, il faudrait qu’il se pĂšse avec le confinement peut ĂȘtre que ?
! "

Cette fois-ci plutÎt sucré notamment du chocolat

1Ăšre grossesse : "J’avais plutĂŽt envie de salĂ©, mais pas d’envie particuliĂšre, ceci dit depuis ma premiĂšre grossesse j’aime les olives. N’étant pas immunisĂ©e contre la toxoplasmose, j’ai fait relativement attention, pas de foie gras Ă  noĂ«l (juste une micro bouchĂ©e pour le goĂ»t), pas d’alcool, pas d’aliment cru (adieu carpaccio), j’ai fait attention."

2Ăšme grossesse : "Cette fois-ci plutĂŽt sucrĂ© notamment du chocolat mais c’est une prĂ©fĂ©rence pas une envie particuliĂšre. S’il y en a, j’en mange, s’il y en n’a pas, c’est pas grave. Je fais pareil que pour la premiĂšre grossesse : je ne mange pas les aliments dĂ©conseillĂ©s et ne bois pas d’alcool. Je pense ĂȘtre aussi rigoureuse pour cette seconde grossesse que pour la premiĂšre, par contre je me rattraperai aprĂšs car j’ai fĂȘtĂ© mes 30 ans au Coca Cola et fĂȘterai les 30 ans de StĂ©phane le 19 mai prochain au Coca Cola aussi (rires).

Pour les soins, j’ai arrĂȘtĂ© les huiles essentielles et j’ai fait attention de bien hydrater ma peau avec des produits de la marque Nuxe."

La prĂ©paration Ă  l’accouchement, une Ă©tape importante

La gynĂ©cologue m’a dit que le bĂ©bĂ© Ă©tait en siĂšge

1Ăšre grossesse : "J’ai suivi les cours de prĂ©paration Ă  l’accouchement avec une sage femme libĂ©rale. J’ai trouvĂ© les cours plutĂŽt intĂ©ressants mais plus le terme approchait et plus je me demandais si je pourrais penser Ă  tout le jour J. Les horaires ne concordaient pas avec le travail du papa donc il ne m’a pas accompagnĂ©.

A la visite de contrĂŽle du 7Ăšme mois, la gynĂ©cologue m’a dit que le bĂ©bĂ© Ă©tait en siĂšge (en bouddha dans le bassin). Il y avait encore toutes les chances qu’il se retourne tout seul et elle m’a prĂ©cisĂ© de ne pas m’inquiĂ©ter, que les accouchements en siĂšge pouvaient trĂšs bien se passer.

Nous avons vu ensemble pour que j’aille Ă  la maternitĂ©, au 8Ăšme mois, pour tenter l’inversion mais ça n’a pas fonctionnĂ©. J’ai Ă©galement fait 3 sĂ©ances d’acupuncture Ă  la maternitĂ© et chauffĂ© du moxa le soir au niveau des petits orteils. En vain, bĂ©bĂ© ne s’est pas retournĂ©. J’ai fait l’échographie pour voir si le rapport bassin/ poids/ taille estimĂ© du bĂ©bĂ© permettait un accouchement par voies basses. Quand j’ai eu la rĂ©ponse positive j’étais heureuse mais on m’avait bien prĂ©cisĂ© qu’à tout moment il pourrait y avoir une cĂ©sarienne."

2Ăšme grossesse : "Nous sommes Ă  2 mois du terme, je vais avoir mon premier rendez-vous demain le 06 mai, en visio pour faire un petit rappel mais contrairement Ă  la premiĂšre grossesse cela ne me semble pas indispensable. Disons que la 2Ăšme fois on sait un peu plus Ă  quoi s’attendre. BĂ©bĂ© a la tĂȘte en bas depuis le 6Ăšme mois donc Ă  priori ça ne devrait plus changer."

Nous avons vu immédiatement le petit oiseau de Liam

1Ăšre grossesse : "J’étais tentĂ©e de ne pas savoir le sexe mais le papa voulait savoir. J’ai senti que ça pourrait le rassurer. Lors de l’examen mĂ©dical, nous avons vu immĂ©diatement le petit oiseau de Liam : pas de doute c’est un garçon !"

2Ăšme grossesse : "Le papa ayant eu le garçon qu’il voulait, je lui ai demandĂ© si nous pouvions cette fois ci garder la surprise. Au dĂ©but il n’était pas trop chaud et finalement il s’y est fait."

L’accouchement d’un bĂ©bĂ© en siĂšge, forcĂ©ment compliqué ?

Le soir, j’ai regardĂ© une Ă©mission Ă  la tĂ©lĂ©vision, du style de Baby boom

"Le dimanche 9 juillet, nous avons fait un barbecue avec nos parents respectifs. J’ai senti quelques contractions, j’ai eu ma tata au tĂ©lĂ©phone dans l’aprĂšs midi. Etant Ă  deux jours du terme, je me souviens lui avoir dit "je crois que ça va peut-ĂȘtre ĂȘtre pour cette nuit". Le soir, j’ai regardĂ© une Ă©mission Ă  la tĂ©lĂ©vision, du style Baby boom. Je me suis mise dans l’ambiance ! StĂ©phane Ă©tait sur l’ordinateur. J’avais de plus en plus de contractions mais c’était largement gĂ©rable.

Vers minuit, on s’est mis au lit. A l’époque, StĂ©phane travaillait en tant que couvreur. il commençait Ă  7h du matin. 

J’ai commencĂ© Ă  me demander si le travail commençait vraiment. On entend souvent que les parents se dĂ©placent pour rien, j’ai prĂ©fĂ©rĂ© attendre. J’ai finis par regarder l’heure, pour voir combien de temps il y avait entre deux contractions.

Ça commençait vraiment Ă  ĂȘtre de plus en plus rapprochĂ©. StĂ©phane me disait : "Punaise, je ne peux pas dormir
 comment je vais ĂȘtre au travail demain
" . Je n’ai rien dit mais dans ma tĂȘte je me suis dis : "euh, je crois que demain tu n’iras pas au travail !". Il devait ĂȘtre 1h30/1h45 du matin, les contractions Ă©taient devenues rĂ©guliĂšres : toutes les 5 minutes. Vers 2h/2h15, j’ai pensĂ© qu’il fallait y aller ! Je ne pouvais pas me permettre d’arriver trop tard Ă  cause de la pĂ©ridurale. Elle est primordiale pour que l’accouchement en siĂšge se passe par voies basses. 

J’ai Ă©tĂ© prendre une douche entre deux contractions. J’ai vĂ©rifiĂ© les valises et j’ai rĂ©veillĂ© StĂ©phane qui n’a dormir qu’une trentaine de minutes. Je lui ai dis : "Mon chĂ©ri je crois qu’il faut y aller là
 ". Il a rĂ©pondu : "euh ? lĂ  maintenant ?", "oui oui lĂ  maintenant".

J’ai compris assez rapidement que c’était le moment mais je ne voulais pas me prĂ©cipiter Ă  la maternitĂ© pour autant. J’ai fait des respirations pour m’aider c’est ce qui a "dĂ©rangĂ©" monsieur pour s’endormir (rires)"

Tu as le sourire, dans l’émission Baby boom, les femmes crient

"Nous sommes donc partis Ă  la maternitĂ©, j’avais toujours mes contractions toutes les 5 minutes mais je n’avais pas perdu les eaux. Nous sommes environ Ă  10/15 min de ma maternitĂ© . En milieu, de nuit ça roulait trĂšs bien. ArrivĂ©s sur le parking, StĂ©phane me dit : "tu dis que tu as des contractions toutes les 5 minutes mais si c’était vraiment toutes les 5 minutes tu devrais en avoir une maintenant". Je lui ai rĂ©pondu : "T’es marrant toi ! T’inquiĂšte : elle arrive". La contraction passĂ©e, nous nous sommes dirigĂ©s vers l’entrĂ©e de la clinique.

Dans le couleur vide, StĂ©phane me dit : "Je suis sĂ»r qu’on vient pour rien : tu rigoles tu as le sourire ! Dans l’émission Baby boom, les femmes crient."

Je ne crois pas avoir rĂ©pondu (rires), de toutes façons, maintenant qu’on Ă©tait là : autant aller au service maternitĂ©. Nous y sommes allĂ©s, avons eu une sage femme trĂšs gentille, qui a Ă©tĂ© contente de nous voir arriver avec le sourire. Elle nous a dit qu’elle allait mettre le monitoring. Nous sommes installĂ©s dans une salle et elle nous dit qu’elle revient dans 10 minutes. StĂ©phane lui dit en rigolant : "A dans 1h !". Elle est revenus 45 min plus tard ! Pendant ce temps, nous avions bien pu constater les contractions qui revenaient toutes les 5 minutes. Nous avons analysĂ© la machine. StĂ©phane essayait de repĂ©rer quand la contraction arrivait avec les changements de courbes. Quand la sage femme est revenue elle a dit Ă  StĂ©phane qu’il n’avait pas tout Ă  fait tort. Elle dĂ©cide de nous garder, je vais dans la piĂšce d’à cĂŽtĂ© pour l’examen. Le col est ouvert Ă  3/3,5 cm et j’ai perdu le bouchon muqueux. J’explique Ă  la sage femme que StĂ©phane pensait que l’on venait pour rien. Elle sourit et me dit que lorqu’elle nous a vu arriver, elle pensait nous renvoyer chez nous. Je suis restĂ© bouche bĂ©e ! (rires)"

A ce stade, je n’ai toujours pas perdu les eaux

"Elle nous demande si nous avons les affaires dans la voiture et indique que monsieur peut aller les chercher. Elle m’autorise Ă  y aller aussi. J’y suis allĂ©e, j’étais bien si ce n’est que toutes les 5 minutes j’avais une grosse contraction !

Au retour du parking, on s’installe dans une salle avec lit, baignoire, ballon. C’est la salle de prĂ©paration, avant la salle de travail. On me propose un thĂ©, on me dit que je peux prendre un bain. J’adore ça mais je n’en avais pas vraiment envie. Nous sommes en juillet et il fait chaud ! J’ai toujours des contractions toutes les 5 minutes. On me demande si je veux la pĂ©ridurale tout de suite. Je dis non car on peut encore attendre un peu.

La sage femme me rĂ©examine plusieurs fois pour voir l’ouverture du col : 1 cm par heure. Vers 6h du matin, j’ai Ă  nouveau un examen, l’ouverture du col est Ă  6 cm. Le travail avance bien. L’anesthĂ©siste est appelĂ© pour la pĂ©ridurale. Il est 6h30, on passe en salle de travail. A ce stade je n’ai toujours pas perdu les eaux."

Le travail ralentit Ă  cause de l’anesthĂ©siant

"La derniĂšre contraction avant la pĂ©ridurale est assez douloureuse. La fatigue se fait sentir. J’ai assez peur de la pĂ©ridurale. On me dit de ne pas bouger
 mais s’il y a une contraction : c’est impossible de ne pas bouger ! Ouf tout se passe bien. StĂ©phane a dĂ» sortir pendant la pĂ©ridurale (Merci Ă  la sage femme qui m’a accompagnĂ©e). Je suis contente quand StĂ©phane me rejoint Ă  nouveau.

Les contractions continuent mais je ne sens plus rien. C’est Ă©trange, ça ne me plait pas trop. StĂ©phane est sur un fauteuil plutĂŽt confortable mais il trouve quand mĂȘme le moyen de me dire que j’ai de la chance d’avoir un lit ! Je m’ennuie jamais avec lui : toujours le mot pour me dĂ©tendre et me faire rire ! 

A 7h, le col ne bouge plus autant depuis la pĂ©ridurale. On me dit que c’est normal, que le travail ralentit Ă  cause de l’anesthĂ©siant. Vers 8h, la sage femme me dit qu’il reste une solution si le travail ne reprend pas : me percer la poche des eaux. Elle me plante 2 aiguilles d’acupuncture sur les pieds. Une demi heure plus tard, au moment ou elle entre Ă  nouveau dans la salle, je perds les eaux, drĂŽle de sensation. Le travail a repris. Pour le moment on exclut encore la cĂ©sarienne. AprĂšs cette Ă©pisode, la sage femme dit a StĂ©phane que s’il veut un cafĂ©, il peut aller Ă  la cafĂ©tĂ©ria. Il demande s’il y a une boulangerie dans les parages et me dit : "DĂ©solĂ©, je ne peux rien te ramener!" Merci mon chĂ©ri de le prĂ©ciser ! (rires). Entre ce moment lĂ  et la naissance Ă  11h21, c’est un peu plus flou."

Il ouvre les yeux, nos regards se croisent

"StĂ©phane est revenu. La sage femme continue de venir et d’examiner. Vers 10h45, une gynĂ©cologue vient pour l’accouchement. Quand c’est un accouchement en siĂšge, c’est un gynĂ©cologue qui le fait.

La gynĂ©cologue m’ examine, je l’entends murmurer Ă  la sage femme que bĂ©bĂ© est dĂ©jĂ  trop engagĂ© donc qu’il faut y aller. Chouette : pas de cĂ©sarienne ! Dans la salle, il y StĂ©phane, une sage femme, la gynĂ©cologue, un anesthĂ©siste, une infirmiĂšre et le pĂ©diatre.

Les accouchements en siĂšge sont un peu plus dĂ©licats car il ne peut pas y avoir d’aide de forceps ou ventouse. La sage femme me demande de m’asseoir pour pousser. Je ne me sens pas Ă  l’aise du tout. Mes jambes sont trop engourdies, je demande donc Ă  accoucher couchĂ©e. Je pousse, ça se passe bien, ça ne me semble pas impossible toutefois j’aurais aimĂ© ressentir un peu plus les choses. J’ai le droit Ă  une Ă©pisiotomie (qui Ă©tait relativement prĂ©vue dĂ» Ă  l’accouchement en siĂšge). Aujourd’hui encore, StĂ©phane n’en revient pas qu’on ait coupĂ© Ă  cet endroit sensible et que je n’ai rien senti. BĂ©bĂ© arrive Ă  11h21 ! Premiers pleurs, premier regard
 il ouvre les yeux nos regards se croisent
 on le pose sur moi et on m’explique qu’ils doivent l’amener pour vĂ©rifier que tout va bien niveau respiratoire (toujours un peu Ă  cause de cet accouchement en siĂšge).

Si c’est ça accoucher on peut recommencer

"StĂ©phane est partagé : aller avec bĂ©bĂ© ou rester avec moi ? Je lui dis d’aller avec bĂ©bĂ©, ça sera toujours plus intĂ©ressant que de rester dans la salle de travail. Il fera du peau Ă  peau avec lui.

Pendant ce temps, il a fallu faire un dernier effort pour sortir le placenta : trop facile ! Ensuite il a fallu recoudre, je pleurais, la gynĂ©cologue m’a demandĂ© si je pleurais de douleurs, mais non : je pleurais de joie ! J’étais sur mon petit nuage. Je me souviens avoir pensé : "si c’est ça accoucher on peut recommencer !".

La sage femme est revenue avec Liam, j’ai fait la tĂ©tĂ©e de bienvenue, c’était merveilleux, je m’en souviendrai toute ma vie. BĂ©bĂ© faisait 3,110 kg et 49,9 cm. Pour la mesure, nous avons dĂ» attendre le jeudi car comme il Ă©tait en siĂšge, il ne tendait pas ses jambes".

L’aprĂšs accouchement, une pĂ©riode de questionnements

Nous avons accepté les visites

"Je suis donc arrivĂ©e dans la nuit du dimanche au lundi et je suis sortie le vendredi 14 juillet. Nous avons acceptĂ© les visites. Nous en avons beaucoup eu, trop peut ĂȘtre mais nous Ă©tions si heureux de prĂ©senter notre fils. Conditions : se dĂ©sinfecter les mains Ă  l’entrĂ©e avec le gel hydroalcoolique et ne pas rester trop longtemps pour nous permettre de nous reposer. Nous avons Ă©galement eu des visites Ă  la maison !

Nous avons eu Ă©normĂ©ment de cadeaux. Ils nous ont tous fait plaisir ! Pour ma part j’ai eu quelques gourmandises et des bougies, c’est sympa que tout ne soit pas que pour bĂ©bĂ© hihi"

Pendant 24h je devais tirer mon lait et le jeter

1Ăšre grossesse : "J’ai eu des inquiĂ©tudes, notamment les premiĂšres nuits, j’étais seule. StĂ©phane n’est pas restĂ© Ă  la maternitĂ©, ça lui permettait de dormir. Il s’occupait de Liam la journĂ©e pour que je me repose. Je n’étais pas vraiment seule : il y avait les sage-femme mais tu n’oses pas forcĂ©ment dĂ©ranger la nuit.

Le mercredi, j’ai trouvĂ© Liam un peu jaune. Lors de l’examen, il avait un dĂ©but de jaunisse. Le jeudi, il avait toujours la jaunisse et il pesait 2,7 kg. On m’explique que le poids est trop limite, si nous voulions sortir le lendemain, il fallait que je le fasse manger plus. Entre le jeudi et vendredi, tout est rentrĂ© en ordre et nous avons pu rentrer Ă  la maison.

Pour l’allaitement, je ne voulais pas spĂ©cialement le faire mais le papa voulait au moins essayer. J’ai tentĂ© mais c’était compliqué : pas de montĂ©e de lait, ça me faisait mal.
 On a mis des tĂ©terelle pour aider, ça allait mieux mais bĂ©bĂ© ne mangeait pas beaucoup. 10 jours plus tard, j’ai eu une hĂ©morragie. J’ai alors eu un curetage sous anesthĂ©sie gĂ©nĂ©rale. On m’a expliquĂ© que pendant 24h je devais tirer mon lait et le jeter. Je crois que ça m’a un peu achevé  quand j’ai tirĂ© mon lait et vu le peu que j’avais, j’ai Ă©tĂ© dĂ©couragĂ©. Liam avait bien acceptĂ© le biberon donc finalement c’était trĂšs bien ainsi. J’ai continuĂ© un tout petit peu la tĂ©tĂ©e du matin et j’ai tout arrĂȘtĂ© au bout de 3 semaines avec la reprise du boulot. C’était moins stressant pour tous le monde !"

2Ăšme grossesse : "Je pense allaiter Ă  nouveau. J’espĂšre un peu plus longtemps mais ça ne sera pas plus de 1 mois en exclusivitĂ©. Ensuite il faudra passer au biberon car je devrais reprendre le travail. Si j’ai assez de lait je le tirerais."

Un post partum serein pour Marie !

Bien aidé pour la reprise de la danse

"Je ne m’étais absolument pas prĂ©parĂ©e au post partum et je l’ai plutĂŽt bien vĂ©cu. J’avais l’application Babycenter pendant et aprĂšs la grossesse. Ca permet de trouver des rĂ©ponses Ă  certaines questions. Pas de baby blues juste un petit contre coup aprĂšs mon hĂ©morragie avec une grosse fatigue.

J’ai fait la rĂ©Ă©ducation du pĂ©rinĂ©e. Travaillant debout et ayant eu dans mon entourage quelqu’un avec une descente d’organes, j’ai prĂ©fĂ©rĂ© le faire. La mĂ©thode Ă©tait manuelle et on a travaillĂ© Ă©galement les abdominaux en profondeur. Cela m’a permis d’en apprendre plus sur mon corps et m’a bien aidĂ© pour la reprise de la danse.

Une sage femme est passĂ©e a la maison. Ce n’était pas la sage femme qui m’a suivi pendant toute la grossesse car elle Ă©tait en vacances. J’étais moins Ă  l’aise, on ne se connaissait pas, mais elle a Ă©tĂ© trĂšs gentille.

Je suis retournĂ©e aussi au cabinet. Cette fois-ci, j’ai vu la sage femme qui m’avait suivi. Elle a auscultĂ© Liam et j’ai pu lui montrer la cicatrice de l’épisiotomie qui me dĂ©rangeait."

Nous avions trouvé une nounou pendant la grossesse.

"J’ai repris le travail 1 mois environ aprĂšs l’accouchement. C’est l’inconvĂ©nient d’ĂȘtre Ă  son compte ! En 2017, nous indĂ©pendant n’avions pas de congĂ© maternité ! Pendant environ 3 semaines, se sont les grands parents qui se sont occupĂ©s de Liam. J’étais plutĂŽt rassurĂ©e. C’était pas Ă©vident car en salon de coiffure la pĂ©riode du 15 au 30 aoĂ»t est trĂšs intense donc j’étais trĂšs fatiguĂ©e. 

Nous avions trouvĂ© une nounou pendant la grossesse. J’ai beaucoup apprĂ©hendĂ© de laisser mon bĂ©bĂ© de 2 mois et demi Ă  une personne que je ne connaissais pas vraiment
 mais ma maman ayant Ă©tĂ© nounou, je me suis dis qu’il fallait faire confiance."

Merci Marie pour ton expérience, tu es précieuse, prend soin de toi, de Liam et de bébé n°2 dont nous aurons bientÎt des nouvelles <3

Mise Ă  jour : si vous souhaitez dĂ©couvrir la suite des aventures de Marie, sachez qu’elle a accouchĂ© en Juin et a acceptĂ© de nous raconter son 2eme accouchement !