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Aurélie & Camille : PMA, pré éclampsie et bébé prématuré - Partie 1

Aurélie & Camille : PMA, pré éclampsie et bébé prématuré - Partie 1

Publié le

AurĂ©lie est la maman de Camille ! 2 personnes Ă  la volontĂ© de fer, qui ont su dĂ©ployer une force incroyable : AurĂ©lie pour mettre au monde Camille et Camille, pour venir au monde ! AurĂ©lie est passĂ©e par un parcours PMA pas si simple avec quelques surprises : une mauvaise irrigation de l’endomĂštre. Lorsque qu’elle tombe enceinte de 2 embryons, l’un de survit pas. Camille est lĂ  mais son dĂ©veloppement intra utĂ©ro n’est pas habituel. Quelque chose ne va pas, les examens se succĂšdent
 Bonne lecture



Qui est-tu ?

Ton prĂ©nom : AurĂ©lie
Ton ñge : 39 ans
Le prĂ©nom de ton enfant : Camille
L’ñge de ton enfant : 29 mois

L’envie trĂšs forte d’avoir un enfant et ĂȘtre prĂȘte au parcours long

j’ai pu connaitre le rĂŽle de belle maman, rĂŽle dans lequel je m’épanouis

J’ai toujours eu envie d’avoir un enfant. J’ai connu une relation longue avec une personne avec qui je me suis mariĂ©e. AprĂšs le mariage nous espĂ©rions un enfant. AprĂšs un an d’essai pour me rassurer j’ai pris conseil auprĂšs de ma gynĂ©cologue. Nous avons donc fait des examens concernant la fertilitĂ© et concernant le risque de mucoviscidose car mon conjoint Ă©tait porteur du gĂšne. Les examens sont trĂšs longs surtout celui de la mucoviscidose. Tout cela a pris une bonne annĂ©e. Les tests Ă©taient bons pour chacun sauf le test de hunher (les spermatozoĂŻdes Ă©taient peu nombreux dans ma glaire vaginale). N’étant pas porteuse du gĂšne de mucoviscidose il n’y avait aucun risque pour le bĂ©bĂ©. Nous pouvions commencer la PMA mais mon conjoint a voulu mettre en parenthĂšse ce projet puis notre relation s’est terminĂ©e. Lorsque j’ai rencontrĂ© mon nouveau conjoint il Ă©tait papa d’un petit garçon de 3 ans qu’il avait eu lors d’un parcours PMA. Il connaissait mon envie d’enfant, la difficultĂ© que j’ai eu. Il connaissait dĂ©jĂ  le parcours PMA.

Dans un premier temps nous avons voulu laisser faire les choses naturellement et j’ai pu connaitre le rĂŽle de belle maman, rĂŽle dans lequel je m’épanouis : apporter de la tendresse Ă  un enfant, crĂ©er une belle complicitĂ©.

Traverser un trĂšs long parcours PMA avec beaucoup de courage

J’ai assez bien vĂ©cu les insĂ©minations juste un peu plus de fatigue

Au bout de deux ans et aprĂšs des tests, nous avons intĂ©grĂ© le parcours PMA de l’hĂŽpital (il faut justifier de deux annĂ©es de vie commune si pas mariĂ©s). Au dĂ©but du parcours mon conjoint avait plus de 40 ans et souhaitait que cela aille vite par rapport Ă  son Ăąge. Nous avons fait alors 4 insĂ©minations 4 mois d’affilĂ©s, 4 Ă©checs. J’ai assez bien vĂ©cu les insĂ©minations juste un peu plus de fatigue et des kilos en plus. D’un point de vue psychologique ça allait. Avant la PMA je pratiquais du pilĂątes et du yoga, de la course Ă  pied, de la marche. J’ai continuĂ© et j’ai mĂȘme accentuĂ©. Cela m’a beaucoup aidĂ©. AprĂšs ces Ă©checs nous avons fait le point avec le responsable de la PMA. Il ne comprenait pas pourquoi ça ne prenait pas alors que nos examens respectifs Ă©taient bons. Il propose d’arrĂȘter les insĂ©minations et de passer Ă  la FIV.

Nous avons commencĂ© la FIV aprĂšs une pause de 4 mois nĂ©cessaire pour notre couple (profiter de nos vacances en Corse) et pour mon corps. Nous avons entamĂ© une FIV longue ICSI. Contrairement Ă  l’insĂ©mination, lors de la FIV ICSI les ovocytes sont prĂ©levĂ©s sous anesthĂ©sie gĂ©nĂ©rale mis sous incubateur, un spermatozoĂŻde sera introduit par le biologiste dans chaque ovocyte obtenu, un transfert de l’ovocyte fĂ©condĂ© (= ovule) est introduit dans l’utĂ©rus. Les ovules qui ne sont pas transfĂ©rĂ©s de suite sont congelĂ©s.

Les médecins ont pu alors constater que mon endomÚtre était trÚs atrophié au repos

Lors de ce parcours, un entretien avec un psychologue est obligatoire avec le conjoint au moins une fois. Nous n’avons fait que cet entretien. Je n’ai pas ressenti le besoin de continuer à voir la psychologue. Il faut dire que je ne cachais pas à mon entourage mon parcours et je me confiais beaucoup à mes collùgues, mes amis, ma famille.

D’un point de vu physique, les dosages d’hormones sont plus importants que pour l’insĂ©mination et mes ponctions se sont faites en anesthĂ©sie gĂ©nĂ©rale donc le parcours a Ă©tĂ© plus fatigant. Par contre, mon centre PMA prĂ©voyait un arrĂȘt de 5 jours aprĂšs le prĂ©lĂšvement. Tous les centres ne le font pas et j’ai vraiment apprĂ©ciĂ© ce moment. Ces 5 jours permettent de se reposer, d’ĂȘtre disponible quand on vous appelle le matin pour vous dire que c’est aujourd’hui le transfert, d’avoir un peu de temps pour prendre soin de soi.

Pour notre premiĂšre FIV nous n’avions qu’un ovule, mais Ă©chec il ne s’est pas accrochĂ©. Test HCG nĂ©gatif.

Pour la deuxiĂšme FIV il n’y a pas eu d’ovule. Aucune fĂ©condation et donc aucun transfert. Ce fut un moment trĂšs dur.

Pour la troisiĂšme FIV nous avons eu 3 ovules. Nous avons fait un premier transfert qui n’a pas fonctionnĂ©. Le responsable PMA m’a proposĂ© de faire un autre examen car il ne comprenait toujours pas les Ă©checs. J’ai fait une hystĂ©ronosographie. Cela a Ă©tĂ© trĂšs douloureux pour moi. Autant l’hystĂ©ronaghie je n’ai eu aucune douleur. Autant celle-ci j’ai vomi de douleur. Cet examen se passe en cabinet gynĂ©cologique, cela consiste en une Ă©cho pelvienne et l’injection de sĂ©rum physiologique dans tout l’utĂ©rus pour voir le relief de la cavitĂ© utĂ©rine et l’endomĂštre.
Les médecins ont pu alors constater que mon endomÚtre était trÚs atrophié au repos car pas assez irrigué. Ainsi cette mauvaise circulation sanguine peut expliquer les échecs et il va falloir la stimuler avec anti coagulants avant de commencer mes protocoles FIV.

Et ENFIN tomber enceinte : le bonheur absolu malgrĂ© la charge mentale

J’étais vraiment la plus heureuse, j’attendais tellement ce moment

Le deuxiĂšme transfert a Ă©tĂ© fait avec les nouvelles recommandations pour amĂ©liorer ma circulation sanguine. Avec mon conjoint on dĂ©cide Ă©galement de transfĂ©rer les deux embryons restants. Alors que d’habitude aprĂšs les transferts, je me repose, lĂ  j’ai fait aussitĂŽt aprĂšs le transfert +800 km pour assister Ă  une cousinade dans le pays basque. Et je ne sais pas pourquoi pendant ces quelques jours lĂ -bas, j’ai eu vraiment le sentiment que ça avait fonctionnĂ©.

Et effectivement j’étais bien enceinte. 15 jours aprĂšs le transfert, le parcours PMA prĂ©voit deux analyses de sang Ă  deux jours d’intervalle pour le dosage HCG. Ce dosage Ă©tait trĂšs Ă©levĂ© et avait doublĂ© en deux jours. J’étais vraiment la plus heureuse, j’attendais tellement ce moment. Le papa a vu mon visage le soir mĂȘme et a vite compris. MĂȘme si cela Ă©tait prĂ©maturĂ©, je l’ai dit le lendemain Ă  certaines de mes collĂšgues (qui sont des amies) et Ă  mes parents qui connaissaient la date du transfert de nos embryons. Je l’ai dit Ă©galement rapidement Ă  une amie trĂšs proche et une amie d’enfance qui a eu le mĂȘme parcours que nous et qui Ă©tait tombĂ©e enceinte 2 mois plus tĂŽt.

Donc voilĂ  c’était partit pour une grossesse gĂ©mellaire

Le parcours PMA prĂ©voit Ă©galement une Ă©chographie 1 mois aprĂšs le transfert, Ă©chographie de contrĂŽle, s’assurer que ce n’est pas une grossesse extra utĂ©rine notamment. Et lĂ  on dĂ©couvre deux embryons. Un embryon de taille normale et pour lequel on voyait bien le cƓur battre et un autre plus petit mais on ne voyait pas bien les battements. La gynĂ©cologue m’a indiquĂ© que l’échographie avait lieu trĂšs tĂŽt et elle me proposa un deuxiĂšme rendez-vous pour voir l’évolution. Donc voilĂ  c’était partit pour une grossesse gĂ©mellaire. Mais lors du deuxiĂšme contrĂŽle, on s’aperçoit que le cƓur du premier embryon a cessĂ© de battre, le deuxiĂšme embryon (qui est toujours un peu plus petit) a lui son cƓur qui bat (alors qu’à la premiĂšre Ă©chographie elle n’arrivait pas Ă  bien le percevoir). Ainsi la projection d’une grossesse gĂ©mellaire fut de courte durĂ©e. Au niveau symptĂŽme, un peu plus de fatigue mais sinon je vivais trĂšs bien la grossesse. Je me sentais bien.

j’ai Ă©galement eu beaucoup de saignements Ă  cause de la perte du deuxiĂšme embryon.

Par contre arrive l’échographie officielle des 3 mois qui fut une douche froide. Nous l’attendions avec impatience pour faire l’annonce Ă  la famille plus Ă©largie et aux autres amis. DĂ©jĂ  je fus surprise de voir que l’on voyait encore trĂšs bien l’autre embryon mĂȘme s’il Ă©tait sans vie, quant au deuxiĂšme il n’avait pas du tout le poids et la taille requis Ă  son Ăąge gestationnel. L’échographe ne comprenait pas car c’était une FIV donc la date de conception Ă©tait certaine. Il m’a demandĂ© de revenir dans 10 jours pour voir l’évolution mais lĂ  l’écart entre les mesures attendus et l’ñge gestationnel Ă©tait pire. Ma gynĂ©cologue a pris les choses en main et a fait appel Ă  un gynĂ©cologue du CHR de ma ville. Elle n’était pas optimiste. Entre temps j’ai Ă©galement eu beaucoup de saignements Ă  cause de la perte du deuxiĂšme embryon.

il fallait voir l’évolution et comprendre pourquoi ce Retard de Croissance Intra UtĂ©ro

Le gynĂ©cologue du CHR m’a rassurĂ© et a pu me prendre en rendez-vous rapidement. Il m’a indiquĂ© qu’on allait procĂ©der par Ă©tape il fallait voir l’évolution et comprendre pourquoi ce Retard de Croissance Intra UtĂ©ro (RCIU) avec plusieurs tests et un suivi important.
J’ai Ă©tĂ© en arrĂȘt de travail. Nous avons fait les tests de la trisomie 21 qui ont Ă©tĂ© rassurants avec un risque de trisomie faible, plusieurs tests sanguins pour voir si ce n’est pas dĂ» Ă  un virus ou problĂšme gĂ©nĂ©tique ou de chromosomes. De plus il a pu constater un problĂšme vasculaire avec les doppler.
Il m’indique qu’un comitĂ© va se rĂ©unir pour statuer et qu’on sera certainement amenĂ© Ă  faire une amniocentĂšse.

Nous avons fait le choix de ne pas connaitre le sexe et il fallait le re préciser à chaque échographie

A partir de 4 mois de grossesse j’ai dĂ©cidĂ© de vivre totalement cette grossesse peu importe ce qu’il devait arriver et j’ai quand mĂȘme annoncĂ© ma grossesse Ă  mes proches.
J’ai commencĂ© Ă  Ă©crire un journal de bord adressĂ© au bĂ©bĂ©, j’ai pris soin de moi (marche quotidienne en forĂȘt, yoga pour femme enceinte, mĂ©ditation avec des sĂ©ances pour femme enceinte et ĂȘtre connectĂ©e au bĂ©bĂ©). Je voyais rĂ©guliĂšrement mes amies, ma mĂšre a Ă©tĂ© trĂšs prĂ©sente et a Ă©tĂ© un soutien. Le bĂ©bĂ© continuait de se dĂ©velopper mĂȘme s’il prĂ©sentait encore un retard de croissance intra utĂ©ro (RCIU) important.

Nous avons fait le choix de ne pas connaitre le sexe et il fallait le re prĂ©ciser Ă  chaque Ă©chographie. On souhaitait avoir la surprise. Une fois que mes saignements ont cessĂ© (cela a durĂ© 3 semaines) l’amniocentĂšse a pu ĂȘtre rĂ©alisĂ©e par le gynĂ©cologue du CHR. Ce n’est pas du tout douloureux, tout s’est bien passĂ© et les rĂ©sultats Ă©taient rĂ©confortants. Tout allait bien. Ainsi le bĂ©bĂ© allait bien, tous les membres et organes Ă©taient prĂ©sents, il Ă©tait dynamique mais toujours ce retard de croissance intra utĂ©ro. Avec l’amniocentĂšse, les rĂ©sultats sanguins qui sont Ă©galement bons, les mĂ©decins en concluent que tout vient du problĂšme vasculaire. Et que ces problĂšmes vasculaire et de circulation sanguine expliquent aussi mes problĂšmes de conception.

Si les aventures d’AurĂ©lie et Camille vous passionnent, dĂ©couvrez bientĂŽt la suite dans la deuxiĂšme partie !